Réunion du patronat et des syndicats sur l’Assurance chômage

684
0
Share:

Les partenaires sociaux se sont réunis le 6 décembre afin de faire un bilan de la situation de l’échec des premières négociations. Toutefois, il ne faut pas s’attendre à un accord car ils ne parviennent pas à s’entendre.

Au mois de juin, les partenaires sociaux n’avaient pas pu trouver un accord sur l’établissement de nouvelles règles pour l’indemnisation des chômeurs.

Six mois après, les syndicats et le patronat se sont réunis après avoir répondu à une invitation du Président du Medef, Pierre Gattaz. L’ordre du jour ? Faire un « diagnostic  » afin de mieux savoir où se situe leur échec et trouver une solution.

Et cela pendant que les propositions faites par les candidats à la présidentielle sur ce problème ne font que naître L’assurance chômage a causé une perte dépassant les quatre milliards d’euros et une dette impressionnante de 30 milliards.

Le gouvernement a rallongé la convention signée en 2014 mais il a constamment fait pression sur les partenaires sociaux pour qu’ils relancent les pourparlers au risque de reprendre sa gestion. Pas de quoi rassurer le Medef.

Avis divergents

Ce dossier est très complexe car le patronat et les syndicats ont des avis qui divergent et qu’il est difficile de concilier. « Cela dépend du comportement du Medef qui est à l’origine de l’échec des pourparlers de juin » a expliqué d’abord Denis Gravouil (CGT). « Nous ne refusons pas discuter », rassure Jean-Michel Pottier de la CGPME.

Les syndicats souhaitent toujours moduler les cotisations sur les contrats courts, que ce soit par une cotisation supérieure générale, un dispositif de bonus-malus que les entreprises n’apprécient pas car celui-ci représente un blocage pour elles. Ou encore la dégressivité des cotisations d’après la durée dans l’emploi comme pratiqué par la CFDT et CFTC.

On se rappelle qu’au mois de novembre, la ministre du Travail, Myriam El Khomri, était d’accord pour un système de bonus-malus sur les contrats courts « qui représentent un coût de 6,2 milliards d’euros à l’Unédic et engendrent une instabilité pour les chômeurs ». Il s’agit du point qui avait fait que les pourparlers se soient soldés par un échec en juin, comme le Medef, s’était opposé à une augmentation des cotisations patronales sur les contrats courts.

Share:
Manuel