Bernard Cazeneuve dénonce les projets «dangereux» et «menaçants» de François Fillon et Marine Le Pen

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Bernard Cazeneuve, Premier ministre français a déclaré dans le Journal du dimanche qu’il n’allait apporter son soutien à aucun candidat pour la primaire à gauche. Il invite pourtant la gauche à s’unir face au risque d’étiolement et de repli dans lequel, pourrait être entraîné le pays par les populismes et les conservatismes ».

Bernard Cazeneuve a indiqué qu’il n’allait choisir aucune candidat au cours de la primaire du PS, car sa fonction lui oblige d’être réservé. Il s’exprimait au cours d’une interview accordée au journal du Dimanche. Par ailleurs, il conseille à la gauche de se rassembler vu les programmes présidentiels « périlleux » défendus par François Fillon et Marine Le Pen.

Baptême du feu pour Bernard Cazeneuve

Quand on lui pose la question de savoir s’il va soutenir un candidat,, celui-ci déclare qu’il va se consacrer totalement à sa fonction et pour la France et ne compte se laisser aller à la distraction. «Je suis chef de la majorité et responsable de son unité au dessus des primaires. Ce qui me contraint à la réserve», ajoute le Premier ministre.

«Il est temps d’être fiers de notre action»

« s’il faut aider la gauche et notre candidat, le gouvernement doit travailler et réussir dans son action. Tous les ministres doivent donc travailler totalement à leur tâche » détaille t-il en ajoutant qu’il est convaincu que le gagnant de la primaire de la gauche aura la lourde tâche de défendre le bilan du mandat de François Hollande. «Cela me parait trompeur d’ambitionner remporter l’élection présidentielle en menant une campagne qui médirait le bilan du quinquennat», souligne Cazeneuve en demandant à la gauche: «Nous avons le devoir d’être offensifs» car «le bilan du mandat est positif» et «il faut être fiers de notre action».

Mais d’autre part, il parle de campagnes personnelles, précisant que « l’avenir va juger de façon dure ceux qui ne pensent qu’à leur avenir personnel n’auront pas compris cela ».

« Je ne souhaites pas que ma famille s’efface dans des divisions dérisoires face au risque d’étiolement et de repli représenté par les populismes et conservateurs pour le pays » indique le remplaçant de Manuel Valls.

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Manuel